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CRM pour cabinet comptable, ou suivi des dossiers : de quoi le cabinet a-t-il besoin ?

« Il nous faut un CRM » est souvent la phrase d’un associé qui ne sait plus, sans demander à trois personnes, où en est un client. Un CRM répond à une autre question : comment en gagner de nouveaux. Les deux besoins sont réels, ils ne se servent pas avec le même outil, et le confondre coûte un projet de six mois. Voici comment les distinguer.

Par Damien Gossard Publié le État au 5 min de lecture

Deux besoins sous un même mot

Le premier besoin regarde vers l’extérieur : suivre les prospects, les rendez-vous, les devis et les propositions, relancer, mesurer ce qu’une campagne a rapporté. C’est le métier d’un CRM, au sens strict : la relation commerciale, jusqu’à la lettre de mission signée.

Le second regarde vers l’intérieur : pour les clients qu’on a déjà, savoir ce qui est à jour, ce qui est dû et quand, quel service doit agir, et ce qui s’est dit sur le dossier. C’est le suivi des dossiers. Il commence là où le CRM s’arrête : à la signature.

Un cabinet de dix personnes qui croît par recommandation a rarement le premier besoin. Un cabinet de quarante personnes avec quatre services a toujours le second, même quand il l’appelle autrement.

Ce qu’un CRM fait bien

Les CRM généralistes le font très bien, et plusieurs éditeurs proposent des versions pour les cabinets, reliées à la gestion interne. Si votre besoin est celui-là, c’est dans cette direction qu’il faut chercher.

Ce qu’il ne sait pas

Un CRM connaît un contact ; il ne connaît pas un dossier. Il ne sait pas que la TVA de ce client est au réel normal, que son exercice clôt au 30 juin, que sa liasse a été rejetée hier, que son siège a changé de département au BODACC la semaine dernière, ni que le social doit en tirer les conséquences avant la prochaine DSN. Ces faits vivent dans la production, le portail déclaratif, les registres publics, et dans la tête de ceux qui suivent le dossier.

On peut les lui apprendre, champ par champ, à la main : c’est le projet de six mois. Il finit dans un CRM rempli à moitié, que personne ne tient à jour parce qu’il ne dit rien que la production ne dise mieux.

Trois outils, trois questions

Outil La question qu’il tient Quand
CRMQui pourrait devenir client, et où en est la discussion ?Avant la lettre de mission
Gestion interneCombien de temps a-t-on passé, et qu’a-t-on facturé ?Pendant la mission, côté cabinet
Suivi des dossiersQu’est-ce qui est à jour, et quel service doit agir ?Pendant la mission, côté client

Les trois se recouvrent sur les bords : une gestion interne a souvent une fiche client, un CRM pour cabinets une liste de missions. Mais chacun est bon sur sa question et médiocre sur celles des autres. Le comparatif des logiciels de gestion interne dit, outil par outil, lequel tient quoi.

Lequel vous manque : cinq signes

Ce que Clara en fait

Clara n’est pas un CRM : elle ne suit pas de prospects, n’envoie pas de campagnes et ne facture pas vos honoraires. Elle tient le second besoin. Pour chaque dossier, elle dit ce qui est à jour et quel service doit agir, en lisant la gestion interne et le portail déclaratif du cabinet plutôt qu’en vous faisant ressaisir ; elle surveille les registres publics et déclenche, quand un client bouge, la chaîne de tâches entre services ; et ce qui se dit sur un dossier se verse à son fil, lu par tous ceux qui le suivent.

Si votre besoin est le premier, gardez votre CRM, ou choisissez-en un : Clara s’y ajoute sans le remplacer. Ce qu’elle lit, outil par outil, est sur la page intégrations.

Damien Gossard construit Clara Direct avec les cabinets qui l’emploient. Les étapes et les délais de ce guide sont lus dans le catalogue des chaînes livré avec Clara, à la date indiquée en tête ; le texte, lui, est relu à chaque changement du catalogue. Tous les guides.

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